Le premier congrès statutaire et constitutif de la Fédération ouest-africaine des associations de biologistes médicaux a débuté mardi 15 septembre à Lomé. Seize pays prennent part à ce rendez-vous qui pose les bases d’une organisation régionale destinée à rapprocher les professionnels du laboratoire et à renforcer leur contribution aux politiques de santé publique.
À Lomé, le laboratoire médical veut sortir de l’ombre. Depuis mardi, biologistes médicaux et professionnels des sciences de laboratoire se retrouvent à Lomé pour une rencontre à la fois scientifique et institutionnelle.
Ce premier congrès statutaire et constitutif de la Fédération ouest-africaine des associations de biologistes médicaux, la FWAMLSA, se tient jusqu’au 19 septembre. L’événement est organisé par l’Association des biologistes médicaux du Togo, l’ABM-Togo, et est couplé au deuxième congrès statutaire et électif de l’association togolaise.
L’ambition affichée est de rapprocher les associations nationales et de créer un cadre de coopération à l’échelle de l’Afrique de l’Ouest. Une nécessité, selon les organisateurs, dans une région régulièrement confrontée aux épidémies et où les systèmes de santé doivent également faire face aux défis liés à la formation et aux ressources humaines.
Pour le président de l’ABM-Togo, Dr Kossi Kabo, la création de cette fédération doit notamment permettre d’« harmoniser les pratiques, harmoniser les idées et fédérer les compétences » afin de mieux contribuer à la lutte contre les épidémies.
La question dépasse donc le seul cadre professionnel. Dans la chaîne de prise en charge, le laboratoire joue un rôle déterminant dans la confirmation des maladies et l’orientation des décisions médicales. Les organisateurs souhaitent ainsi renforcer la place de la biologie médicale dans les politiques de santé.
Le congrès doit notamment déboucher sur des résolutions concernant les besoins en professionnels, la formation et la contribution de la biologie médicale aux systèmes de santé de la sous-région.
Parmi les dossiers sur la table figure l’harmonisation des curricula de formation. La question de l’homologation des diplômes et celle de la libre circulation des professionnels dans l’espace ouest-africain doivent également être discutées.
L’objectif est de rapprocher les formations dispensées dans les différents pays des besoins réels des systèmes de santé et, à terme, de faciliter la reconnaissance des qualifications.
Le programme scientifique est particulièrement fourni : 52 communications sont annoncées autour de quatre grands axes. Trois tables rondes doivent également porter sur des sujets comme la contribution des biologistes médicaux à la lutte contre les maladies infectieuses, la formation et l’évolution de la profession.
En marge de la création de la fédération régionale, l’ABM-Togo a tenu mardi son deuxième congrès statutaire. Les membres ont examiné le bilan moral et financier du mandat 2022-2026.
L’association met notamment en avant le renforcement de ses échanges avec le ministère de la Santé, son adhésion à l’IFBLS ainsi que différentes collaborations avec des organisations professionnelles étrangères et sous-régionales. Elle reconnaît aussi que certains chantiers restent ouverts, notamment le projet de création d’un ordre professionnel des biologistes médicaux au Togo. (
Les statuts de l’association ont par ailleurs été révisés, ouvrant une nouvelle étape dans sa gouvernance.
Les discussions portent également sur le renforcement des compétences. Le programme prévoit notamment l’induction de fellows du WACBMLS, institution de spécialisation des biologistes médicaux, ainsi que des initiatives destinées à promouvoir l’excellence dans la profession.



