Au Togo, ils sont plus de 50 000 à tenter cette année de décrocher leur Certificat de fin d’apprentissage, le CFA. Une session qui témoigne de l’importance croissante de la formation professionnelle dans un pays où l’artisanat constitue un important débouché pour les jeunes.
50 613 candidats sont inscrits à cette session, dont 35 185 filles , soit près de sept candidats sur dix. Ils sont répartis dans 61 spécialités, qui couvrent un large éventail de métiers : de la couture et de la coiffure à la mécanique, l’électricité, la maçonnerie, la menuiserie ou encore la cuisine.
La forte présence féminine se retrouve notamment dans les spécialités les plus prisées. La couture dame arrive largement en tête avec 11 600 inscrits. Elle est suivie par la coiffure tresse moderne, qui compte 6 822 candidats puis par la couture flou, avec 5 649 inscrits .
Viennent ensuite la coiffure dame, qui rassemble 3 721 candidats , et le tissage dame, ou Lokpo, avec 1 878 inscrits.
À travers ces choix, la session du CFA met une nouvelle fois en lumière le poids des métiers de l’artisanat, et notamment des activités liées à la beauté et à l’habillement, dans les parcours professionnels des jeunes Togolais.
Pour beaucoup de candidats, l’enjeu dépasse toutefois l’obtention d’un diplôme. Le CFA doit aussi permettre de faire reconnaître des compétences acquises au cours de plusieurs années d’apprentissage et, à terme, de faciliter l’insertion professionnelle ou l’installation à son propre compte.


