Togo : démolition des installations sur les plages du Grand Lomé

Au Togo, le Comité ad hoc chargé de lutter contre l’occupation anarchique du domaine public passe à la vitesse supérieure. Depuis le mardi 1er septembre, les installations qui occupent illégalement les plages et le domaine public maritime du Grand Lomé et des communes littorales de la préfecture des Lacs sont démolies et enlevées. Une opération présentée comme nécessaire pour rétablir le libre accès aux plages, mais aussi pour des raisons de sécurité et de protection de l’environnement.
Le compte à rebours avait commencé fin juillet. Le 27 juillet, les installations concernées avaient été identifiées et marquées par les équipes du comité ad hoc. Les occupants et exploitants disposaient ensuite du mois d’août pour démonter volontairement leurs installations et remettre les lieux en état.
Ce délai arrive donc à son terme. Pour les constructions et équipements qui sont toujours en place, le comité a entamé une phase coercitive, avec des opérations de démolition et d’enlèvement.
L’objectif affiché est de rendre aux plages leur vocation collective. Le comité estime que ces espaces doivent rester accessibles à tous et ne peuvent faire l’objet d’une appropriation irrégulière par des particuliers.


Les plages au nom de l’intérêt général


Le comité ad hoc justifie cette opération par plusieurs impératifs en l’occurrence, rétablir l’accès du public aux plages, sécuriser le littoral et préserver l’environnement. Il annonce également qu’après les démolitions, les matériaux et les déchets seront évacués afin de remettre les sites en état.
« Cette opération d’intérêt général vise à restaurer la vocation publique des plages, à garantir leur libre accès à l’ensemble des usagers et à mettre fin à leur appropriation irrégulière par des particuliers », précise le communiqué du comité
L’opération ne s’arrête pas à la démolition. Le comité prévoit également des mesures destinées à empêcher la réinstallation de nouvelles activités ou constructions sur les espaces libérés.
Le comité rappelle par ailleurs que le domaine public maritime relève de la compétence de l’État central. Un rappel qui intervient alors que les opérations vont concerner plusieurs acteurs : occupants des plages, populations riveraines, collectivités territoriales et organisations professionnelles.
Le comité demande à tous de faciliter le déroulement de l’opération et appelle notamment les médias à l’accompagner. Il promet une intervention coordonnée et transparente, avec une attention particulière portée à la sécurité et à l’environnement.
« Le Comité ad hoc réaffirme sa détermination à conduire ce processus de manière coordonnée, transparente et respectueuse des exigences de sécurité, de protection de l’environnement et de sauvegarde du patrimoine collectif », souligne encore le communiqué.

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