« Un mentor », « un frère », « un bâtisseur », « un père » : depuis l’annonce de la mort de Séna Alouka, figure de la défense de l’environnement au Togo et fondateur des Jeunes Volontaires pour l’Environnement (JVE), les hommages se multiplient sur les réseaux sociaux, dessinant le portrait d’un militant dont l’influence a largement dépassé les frontières de son pays.
Séna Alouka est décédé le 31 août à Créteil, en France, à l’âge de 58 ans, après une période de maladie, selon sa famille. L’annonce de sa disparition a suscité de nombreuses réactions au sein de la communauté environnementale africaine.
Sur LinkedIn, Olumide Idowu, militant nigérian du climat, dit avoir perdu « pas seulement un frère, mais aussi un cher ami ». Il décrit Séna Alouka comme « un grand père, mentor, défenseur et ami » pour la communauté climatique, saluant sa contribution et son engagement en faveur de la cause environnementale. Plusieurs internautes ont répondu à cette publication pour évoquer, eux aussi, la chaleur humaine, la générosité et l’engagement du militant togolais.
La militante Aïssatou Diouf, dans un témoignage relayé sur LinkedIn, raconte de son côté sa difficulté à croire à la nouvelle. Elle présente Séna Alouka comme « un homme bon, généreux, courageux » et profondément engagé en faveur de la jeunesse africaine et de l’environnement.
« Tu étais bien plus que le fondateur de JVE », écrit-elle, évoquant un ami, un mentor et un « frère dans la lutte ». Elle se souvient notamment de leurs rencontres lors des grandes conférences internationales sur le climat, mais aussi de moments plus personnels partagés au Togo.
Dans un autre hommage publié par JVE Niger, Séna Alouka est présenté comme « un mentor, un frère et un bâtisseur ». L’auteur raconte avoir partagé avec lui un dernier repas en mai 2026, sans savoir qu’il s’agirait de leur ultime rencontre. Au-delà de la douleur, il appelle à retenir « la vie, l’engagement, le parcours et l’immense héritage » laissés par le fondateur de JVE.
L’hommage dépasse également le cercle des proches et des militants. L’Association togolaise des journalistes engagés pour l’environnement (ATJ2E) a salué la mémoire d’un acteur majeur de la protection de l’environnement et de la mobilisation citoyenne. Pour l’association, sa disparition constitue une perte importante pour le mouvement environnemental togolais.
Ashoka, dont Séna Alouka était Fellow depuis 2014, a également rendu hommage à celui qui avait fondé JVE en 2001. L’organisation souligne son engagement en faveur de la protection de l’environnement en Afrique et estime que son action, sa vision et son dévouement continueront d’inspirer sa communauté.
Fondée en 2001, JVE est devenue au fil des années un réseau panafricain mobilisant des milliers de jeunes autour de la protection de l’environnement, du changement climatique, de la biodiversité et de la justice sociale. Séna Alouka avait également participé à de nombreuses rencontres internationales consacrées au climat et à l’environnement.
Sur les réseaux sociaux, beaucoup insistent désormais moins sur ses titres que sur son influence personnelle : celle d’un homme qui a formé, accompagné et inspiré plusieurs générations de militants africains.
« La communauté climatique a perdu un grand père, mentor, défenseur et ami », résume Olumide Idowu.
Un sentiment qui revient dans les nombreux messages publiés depuis l’annonce de sa disparition : au-delà de la perte d’un responsable associatif, c’est une figure tutélaire d’une partie du mouvement environnemental africain que ses proches et compagnons de lutte pleurent aujourd’hui.



