Après plusieurs mois de captivité, des militaires détenus par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) apparaissent dans une vidéo et lancent un appel à l’aide. Face caméra, ils affirment être toujours en vie et demandent aux autorités de tout mettre en œuvre pour obtenir leur libération. L’un d’eux dit avoir été capturé en mars 2026, l’autre en avril 2025.
Les deux hommes sont des militaires béninois. Dans cette vidéo, le premier se présente comme le sergent-chef Seydou Maman, matricule 22-09, en service à la Direction des services de liaison et de documentation. Il affirme avoir été capturé le 5 mars 2026, alors qu’il effectuait une tournée entre les villages d’Etigna et de Monsi, dans le nord du pays.
« J’ai le cœur saignant. J’ai le cœur brisé. Le cœur de ma famille est brisé parce que j’ai été abandonné par mon propre gouvernement », déclare-t-il face caméra.
Le militaire affirme être détenu depuis plusieurs mois par les combattants du JNIM. Il demande au « président Wadagni », ainsi qu’au ministre de la Défense, au ministre de l’Intérieur et aux responsables des différentes institutions de lui venir en aide.
« Monsieur le président, vous avez la possibilité, la capacité de nous faire sortir de cette situation. Monsieur le président, ne nous abandonnez pas. On a besoin de votre aide », insiste le sergent-chef Seydou Maman.
« Nous sommes actuellement deux ici »
Dans son témoignage, le militaire affirme ne pas être seul. Il dit que deux Béninois sont actuellement détenus dans le même lieu. Il demande également aux familles et à l’ensemble de la population de prier pour leur retour.
« Je profite de cette opportunité pour dire à toute la famille que je suis encore vivant et de beaucoup prier pour mon retour », déclare-t-il.
Un deuxième militaire apparaît ensuite dans la même séquence. Il se présente comme le soldat de première classe Amoussou Valentin, matricule 41 161, en service au 7e B à Tandi.
Son récit remonte à plus d’un an. Il affirme avoir été capturé lors de l’attaque de Kourou, le 2 avril 2025, par des combattants du JNIM.
« Je demande au gouvernement de nous venir en aide pour la libération dans l’impératif délai », déclare-t-il. Comme son compagnon de captivité, il s’adresse également à la population et assure sa famille qu’il est toujours vivant.



