Les coupures d’électricité devraient continuer à perturber le quotidien des Togolais jusqu’à la fin du mois d’octobre. C’est, en substance, ce qui ressort des explications du directeur général de la Compagnie énergie électrique du Togo (CEET). Illagou Ayéva évoque un retour à la normale à l’issue des travaux de maintenance en cours. Et cette échéance reste encore incertaine pour les usagers, confrontés à des interruptions répétées de la fourniture du courant.
C’est un fait. Depuis le début du mois d’octobre, Lomé et plusieurs autres villes du Togo sont confrontées à des coupures d’électricité qui perturbent les activités des ménages et des opérateurs économiques. Une situation que le directeur général de la CEET explique notamment par les travaux de maintenance entrepris par la West African Gas Pipeline Company (WAPCo) sur le gazoduc qui alimente en gaz naturel les centrales électriques.
Intervenant mardi sur la Télévision togolaise (TVT), Illagou Ayéva a assuré que des dispositions étaient prises pour limiter les perturbations. « Nous mettons tout en œuvre pour que la situation revienne à la normale d’ici la fin du mois », a-t-il déclaré.
Mais cette échéance annoncée ne dissipe pas toutes les incertitudes. À l’approche de la fin du mois d’octobre, les consommateurs restent confrontés aux conséquences de ces interruptions, sans disposer d’un calendrier précis leur permettant d’organiser leurs activités en conséquence.
Le directeur général lui-même reconnaît les difficultés de la compagnie à établir un programme prévisionnel fiable des coupures. « La situation évolue d’heure en heure », a-t-il expliqué.
Des explications, mais toujours des contraintes
Pour justifier ces perturbations, la CEET met en avant l’interruption temporaire de l’approvisionnement en gaz naturel liée aux opérations de maintenance de WAPCo.
M Ayeva révèle que pour maintenir autant que possible la production d’électricité, les centrales thermiques doivent recourir à des combustibles liquides, plus coûteux et moins efficaces que le gaz.
Une solution de substitution qui ne permet toutefois pas d’éliminer toutes les coupures. La compagnie doit ainsi composer avec une offre d’électricité sous contrainte, tandis que les consommateurs continuent de subir les conséquences de cette situation.
Pour les ménages, les commerces et les petites entreprises, chaque interruption supplémentaire complique l’organisation du quotidien. Conservation des aliments, activités professionnelles, utilisation des équipements électriques ou encore confort des familles. Bref, les répercussions sont multiples, particulièrement en cette période de forte chaleur.
Ce qui est certain c’est que si la CEET maintient l’objectif d’un retour à la normale avant la fin du mois, rien ne permet encore d’affirmer que les perturbations prendront effectivement fin à cette échéance. La preuve, le directeur général de la Compagnie évoque un calendrier prévisionnel de maintenance, mais reconnaît également la difficulté d’anticiper précisément l’évolution de la situation.
Pour les consommateurs, l’attente devient d’autant plus difficile que le courant demeure indispensable à la vie quotidienne et au fonctionnement de nombreuses activités économiques.
La fin du mois annoncée par la CEET constituera-t-elle réellement le terme de ces délestages ? À mesure que l’échéance approche, les usagers attendent surtout des améliorations concrètes et durables de la fourniture d’électricité.
Angel Good Luck



