Le Togo lance une nouvelle évaluation du Plan d’action et de réinstallation (PAR) lié au projet de réhabilitation de la route Lomé-Cotonou et de protection côtière. Il s’agit de vérifier si les personnes affectées par les travaux ont effectivement reçu les compensations et les mesures d’accompagnement prévues.
Le gouvernement togolais recherche un consultant individuel pour examiner le niveau d’exécution du PAR du projet multinational Bénin-Togo consacré à la réhabilitation de la route Lomé-Cotonou, phase 2, et à la protection côtière.
Le projet bénéficie d’un financement du Groupe de la Banque africaine de développement, à travers un prêt du Fonds africain de développement. La nouvelle mission devra notamment permettre de faire le point sur les engagements pris à l’égard des populations touchées par les travaux.
Le consultant est appelé à vérifier les compensations effectivement versées aux personnes affectées par le projet, mais aussi les mesures d’accompagnement prévues et les dispositions particulières en faveur des personnes vulnérables.
Il devra également évaluer le dispositif de suivi du PAR et vérifier si les procédures prévues ont bien été respectées.
L’exercice intervient aussi dans le prolongement d’un précédent audit. Un plan d’actions correctives avait alors été élaboré. Le futur consultant devra donc examiner les mesures prises depuis cette évaluation et déterminer dans quelle mesure les recommandations formulées ont réellement été appliquées.
L’objectif est, en somme, d’établir l’état d’avancement du processus de réinstallation et de mesurer l’écart éventuel entre les engagements annoncés et leur mise en œuvre effective.
Un expert de haut niveau recherché
Pour cette mission, le gouvernement recherche un spécialiste des questions sociales et environnementales liées aux grands projets d’infrastructures.
Le candidat devra être titulaire au minimum d’un Master ou d’un diplôme équivalent en sciences sociales, en environnement ou dans un domaine connexe. Il devra également justifier d’au moins dix années d’expérience professionnelle dans les domaines concernés.
Les références exigées sont particulièrement précises. Le consultant devra avoir réalisé au moins cinq missions de préparation de documents d’audit de réinstallation pour de grands projets d’infrastructures au cours des sept dernières années.
Il devra aussi avoir conduit au moins deux audits de plans d’action et de réinstallation concernant des projets routiers financés par des banques multilatérales de développement en Afrique de l’Ouest au cours des cinq dernières années.
La connaissance des standards de la Banque africaine de développement constitue également un critère important, notamment la maîtrise de ses systèmes de sauvegardes environnementales et sociales.
Une mission de 45 jours
La prestation est prévue pour une durée de 45 jours calendaires, hors délai d’approbation du rapport. Son démarrage est annoncé pour octobre 2026.
La sélection accordera une place prépondérante à l’expérience directement liée à la mission. Elle représentera 70 points sur 100, contre 20 points pour les qualifications générales et 10 points pour l’expérience dans la région. Le seuil minimal d’éligibilité est fixé à 75 points sur 100.
Les manifestations d’intérêt devront être déposées ou transmises par courrier électronique au plus tard le 15 septembre 2026 à 8 h 30 GMT. L’ouverture est prévue le même jour à 9 heures dans les locaux du ministère délégué chargé des Travaux publics et des Infrastructures.



