Du 15 au 19 septembre prochains, Lomé sera au centre des échanges sur l’avenir de la biologie médicale en Afrique de l’Ouest. Le Togo accueille le premier congrès statutaire et constitutif de la Fédération ouest-africaine des associations des biologistes médicaux (FOA-ABM), couplé au deuxième congrès statutaire de l’Association des biologistes médicaux du Togo (ABM-Togo).
La rencontre se tiendra au Palais des Congrès de Lomé autour d’un thème au cœur des enjeux sanitaires de la sous-région : « Biologistes médicaux et santé publique en Afrique de l’Ouest : enjeux, défis et perspectives ».
Pendant cinq jours, environ 350 participants venus des 16 pays de l’Afrique de l’Ouest, mais aussi d’autres régions d’Afrique et du monde, sont attendus dans la capitale togolaise. Biologistes médicaux, autorités sanitaires, experts de santé publique, partenaires techniques et financiers et organisations internationales doivent prendre part aux discussions.
Dans un contexte marqué par les épidémies récurrentes, les maladies émergentes et réémergentes et les inégalités d’accès aux soins, les organisateurs veulent rappeler le rôle stratégique de la biologie médicale. Le laboratoire intervient notamment dans la prévention, le diagnostic et le suivi des maladies, mais aussi dans la veille épidémiologique.
Le congrès entend donc créer un espace régional d’échange entre professionnels, afin de partager les expériences, renforcer les compétences et favoriser une meilleure harmonisation des pratiques et des politiques de biologie médicale en Afrique de l’Ouest.
Deux axes majeurs doivent structurer les débats : l’approche « One Health », qui prend en compte les interactions entre santé humaine, animale et environnementale, et le management de la qualité ainsi que le biobanking , considérés comme des leviers pour renforcer la contribution des laboratoires à la santé publique.
Les nouvelles technologies occuperont également une place importante dans les échanges. Parmi les sujets annoncés figurent les avancées technologiques en biologie médicale, le diagnostic des maladies infectieuses et non transmissibles, la médecine de précision, le management des laboratoires, la gestion des ressources biologiques et des données, ainsi que l’intelligence artificielle appliquée à la biologie médicale .
La question du genre fait également partie des priorités affichées par les organisateurs, notamment à travers les thématiques liées à la santé reproductive, à l’éducation sexuelle et à la place du genre dans la biologie médicale. L’objectif est de promouvoir une approche plus inclusive du développement de la profession et de la recherche biomédicale.
En dehors des conférences scientifiques, ce rendez-vous aura une dimension institutionnelle importante. Il doit notamment permettre la validation des statuts et du règlement intérieur de la Fédération ouest-africaine des associations des biologistes médicaux, appelée également Federation of West African Medical Laboratory Science Associations (FWAMLSA).
Le programme prévoit sept conférences plénières, quinze communications orales et quatre tables rondes. Des posters et des stands d’exposition sont également annoncés. Les participants pourront par ailleurs assister à l’investiture des Fellows du WAPCMLS, à une cérémonie de reconnaissance des pairs et à la « Nuit du biologiste ».
Le choix de Lomé n’est pas anodin pour les organisateurs. Le Togo est présenté comme un pays ayant renforcé son expérience dans la riposte contre la Covid-19 et dans l’amélioration de la qualité des résultats de laboratoire. Sa position géographique en Afrique de l’Ouest a également pesé dans le choix du pays pour accueillir ce premier congrès constitutif de la fédération régionale.
À travers cette rencontre, les biologistes médicaux de la sous-région souhaitent poser les bases d’une coopération plus étroite. Il s’agit notamment de renforcer la formation continue, la recherche biomédicale, les échanges scientifiques et l’harmonisation de l’enseignement de la biologie médicale.



