L’Assemblée nationale togolaise a adopté mercredi à l’unanimité, le projet de loi autorisant la ratification de la Convention portant création de l’Organisation internationale pour la médiation (IOMed). Cette décision ouvre la voie à l’adhésion formelle du Togo à cette organisation dédiée au règlement pacifique des différends.
Réunis en séance plénière à Lomé, les députés ont approuvé le texte par 95 voix pour et une abstention. Ce vote intervient au lendemain de son adoption par le Sénat, le 13 octobre, achevant ainsi la procédure parlementaire d’autorisation de ratification.
La Convention de l’IOMed vise à promouvoir la médiation comme moyen de règlement des différends internationaux. Son champ d’intervention couvre notamment les litiges entre États, les différends impliquant des États tiers, ceux opposant un État au ressortissant d’un autre pays, ainsi que les litiges commerciaux internationaux entre parties privées.
Un nouvel instrument diplomatique pour Lomé
Pour l’émissaire du gouvernement, cette ratification s’inscrit dans la continuité de l’engagement du pays en faveur du dialogue et de la résolution pacifique des conflits. Le ministre délégué chargé de la Coopération et des Togolais de l’Extérieur, Yackoley Kokou Johnson a salué le soutien des parlementaires, estimant que cette décision permet au gouvernement de poursuivre le processus d’adhésion.
Le responsable gouvernemental a par ailleurs rappelé la place de Lomé dans les initiatives régionales de paix et de médiation, soulignant le rôle que le Togo entend continuer à jouer sur la scène diplomatique.
« Qu’il vous souvienne que même la CEDEAO n’a pas attendu cette actualité avant de faire de Lomé la capitale de la paix, de la médiation, du dialogue et de la tolérance », a indiqué M. Johnson.
De son côté, le président de l’Assemblée nationale, Komi Selom Klassou, a présenté cette adoption comme une étape supplémentaire dans l’engagement du pays en faveur de la stabilité et de la coopération internationale. Il a notamment évoqué les initiatives diplomatiques togolaises en Afrique de l’Ouest et le rôle de médiateur confié au président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, dans la crise des Grands Lacs.
La médiation comme alternative aux conflits
Dans un contexte international marqué par les tensions et les rivalités, les autorités togolaises défendent la médiation comme une alternative à l’affrontement. L’adhésion à l’IOMed pourrait ainsi renforcer les instruments juridiques et diplomatiques dont dispose le pays pour contribuer au règlement négocié des différends.
L’organisation compte 35 pays fondateurs, dont quatre pays africains cités dans le cadre de cette initiative : le Bénin, le Gabon, le Nigeria et le Togo.
L’adoption définitive du projet de loi constitue donc une étape décisive pour Lomé. La ratification doit désormais permettre au Togo de formaliser son adhésion à cette organisation internationale et de consolider son positionnement en faveur du dialogue, de la prévention des conflits et de la paix durable.
Angel Good Luck



